Club Unesco du Centre d’Action Femme et Enfant/ONG

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L’intelligentsia congolaise s’accèlere !

juillet 21st, 2015

Le Colloque de Luxembourg a vecu et laisse son sillon dans l’histoire de la diaspora

 

Jadis, en pareilles circonstances, ce sont les figures plutot paternalistes et tutelaires de Mudimbe, M’Bokolo, Ndaywel et autres Tshiyembe… qui dominaient la scene, avec des exposes aux allures de sermon. Au Luxembourg et sur un theme aussi allechant que de brulante actualite sur l’inventaire de 55 ans de la gouvernance congolaise postcoloniale, ce sont des trentenaires flottants et des quadras rougissants qui tenaient avec assiduite la vedette dans une dynamique profondement studieuse. A commencer par l’accueillante et charmante omnipresence d’une super Presidente, Severine Tshimini Mbuyi, brillamment dans sa peau de superviseuse. Omnipresente, certes, mais a aucun moment encombrante ni genante ! A relever ensuite le brio avec lequel Pat Patoma a su tenir son role de maitre de ceremonies. Certes, M. Patoma a-t-il parfois opere de maniere cavaliere des rocades dans le programme pour rattraper du temps ou surmonter les ecueils imposes par des intervenants absents ; il reste neanmoins le principal artisan de la reussite des assises. A magnifier, enfin, la virtuosite avec laquelle le reporteur audiovisuel, Daniel Wa Nzambi qui, par sa maniere si particuliere de poser l’objectif de sa camera sur les gens, a transforme de simples participants au colloque en de veritables personnages d’un metrage qui ne manquera pas de seduire. L’avenir nous en dira !

 

Le Congo des intellectuels… a-t-il ete trahi par ses universitaires ?

 

Comment, de son piedestal de l’une des plus riches colonies au monde, le Congo-belge est-il devenu l’un des pays les plus pauvres de la planete apres l’independance ? Au Colloque de Luxembourg sur le bilan de 55 ans de gestion congolaise, Anicet Mobe a cristallise ses griefs sur l’egoisme et l’incurie des universitaires fossoyeurs de la res publica. Il les a opposes aux intellectuels qui, a l’instar du spirituel Kimbangu ou du bouillant Lumumba, ont contribue a l’eveil politique et patriotique dans la colonie-modele : le Congo-belge. Toujours porte par des intellectuels determines, le mouvement deboucha avec panache sur l’une des references de l’histoire de la decolonisation. D’ou viennent alors les errements, qui ont aneanti le Congo, a qui Lumumba promettait l’inflexible prosperite, dans une sempiternelle agonie ?

 

Religiosite excessive entraine en son sillage des utopies et des naivetes aux effets desastreux

 

Aux cotes de l’historien Mobe, le Colloque de Luxembourg a revele d’autres approches et, surtout, mis en exergue la fraicheur et la jeunesse intellectuelles pretes a regenerer, au haut niveau, l’intelligentsia congolaise par la pensee culturelle, economique et politique. Ainsi, avec un brin de sarcasme, Ferdinand Ilunga s’est montre preoccupe par la religiosite de plus en plus envahissante, qui paralyse la societe congolaise en la detournant parfois d’urgents imperatifs de l’heure. Une religiosite si excessive qu’elle entraine dans son sillage des utopies et des naivetes aux consequences desastreuses. Charge par la France d’enseigner la decentralisation a l’universite et de l’appliquer sur le terrain dans l’Ile de France, Patrick Mboyo a ete l’intervenant ideal sur l’un des sujets qui divisent les Congolais. Malgre son tres jeune age, c’est en Professeur d’universite qu’il a decortique et simplifie le sujet avant de recuser la precipitation avec laquelle le Congo a aborde cette question. Pour lui, l’urgence est ailleurs ! Posant a contre-courant un regard froid sur le processus en cours au Congo, avec le souci de comparaison avec ce qu’il est charge d’operer lui-meme en France, M. Mboyo releve que face a la mondialisation et a la liberalisation du vaste marche de l’Est africain, le Congo a plutot interet a renforcer ses entites administratives pour beneficier d’economies d’echelles et affronter la concurrence. S’inspirant du modele francais, il recommande la deconcentration afin de reduire les lenteurs et lourdeurs d’e cette necessaire centralisation.

 

Instabilite politique comme reflet de l’absence d’ideologie et vitalite des partis politiques

 

Dans la quete d’une explication plausible de l’atroce agonie du Congo, Dieudonne Kabimbi Ngoy s’est place du cote de l’organisation politique pour evoquer des considerations ideologiques et institutionnelles. Il a alors releve autant l’absence quasi generale de doctrine politique federatrice claire que la carence tragique d’assise nationale caracterisant des partis congolais aux contours plutot claniques, sinon tribaux. Si la petite Belgique n’est deja pas gouvernable par des partis a dimensions ethniques ; comment le Congo, quatre-vingt fois plus grand que la Belgique , pourrait-il l’etre ? Pour M. Kabimbi, les questions de stabilite, de bonne gouvernance et de prosperite se posent d’abord en termes de viabilite et de fiabilite des partis politiques. En democratie, ceux-ci se constituent sur des bases ideologiques autour desquelles se polarise le debat dans une dialectique de pour ou contre ; debouchant sur des coalitions a meme de promouvoir des programmes communs de gouvernement. Les carences democratiques, l’instabilite politique et les tatonnements gouvernementaux du Congo refletent ainsi le desordre du systeme ou les partis souffrent d’orthodoxies ideologiques et de vitalite.

 

Quete d’une subtile reponse politique au cycle de guerres economiques

 

Moins incisif sur les facteurs internes, Georges Alula cible les appetences et imperialismes exterieurs pour contourner le piege et le cercle vicieux de l’auto-flagellation. Pour lui, le Congo est mine par ses propres richesses naturelles dont la competition a leur exploitation expose son peuple aux agressions et au genocide des vautours du monde. Pour stopper cette exposition aux invasions incessantes, M. Alula preconise la subtilite d’une reponse politique au cycle de guerres economiques. Une telle reponse reside alors dans l’emergence d’un nouveau leadership au sommet de l’Etat pour garantir et gerer avec competence l’acces pacifique aux richesses naturelles que regorge le Congo. Pour avoir baigne dans des environnements socio-institutionnels appropries et acquis des experiences professionnelles indeniables dans des domaines varies, la diaspora est aujourd’hui le meilleur atout pour apporter au Congo ce nouveau leadership a meme d’asseoir la credibilite dont le pays a besoin pour nouer des relations stables et prosperer. Mais, dans la diaspora ou ailleurs, le defi a relever reste le meme : il passe par  l’union et la cohesion sans lesquelles aucun regroupement congolais n’aura assez de legitimite, ni de credit pour constituer une alternance probatoire.

 

Devoir d’exemplarite et de catalyseur a assumer par la diaspora…

 

Du point de vue economique, Albert Malekera et Jeff Lusamba se sont appliques a demontrer la correlation proportionnelle entre le niveau de pauvrete et la part du secteur primaire dans l’economie. Pour dire les choses plus simplement, ils ont indique que le developpement economique du Congo et sa prosperite sociale dependent du passage de la production et des exportations congolaises des matieres premieres aux biens manufactures et services a forte progression de valeur ajoutee. Dans cette perspective ou il faut favoriser l’industrialisation, les services et l’investissement, la diaspora, moins confrontee au chomage que les Congolais de l’interieur, a un devoir d’exemplarite et de catalyseur a assumer. C’est pourquoi il n’etait pas concevable, selon eux, que les Congolais de la diaspora, reunis au Luxembourg pour reflechir sur la crise de leur pays, se separent a nouveau sans leur propre projet concret d’investissement immediatement realisable. Ainsi, le pendant de la Banque des Congolais de l’etranger ou de transfert des fonds sous d’autres cieux, a ete remis en scelle et rebaptise « Fonds d’investissement des Congolais de l’etranger ». Remanie a la lumiere des nouveaux avis d’experts presents, il a confie a une commission ad hoc composee de quatre nouvelles personnes, volontaires et determinees, avec un echeancier rigoureux.

 

Nous batirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix …

 

Tenu a l’exterieur du Congo et par la diaspora, le Colloque de Luxembourg a neanmoins beneficie des apports plus qu’honorables des Congolais de l’interieur du pays. Pour Philomene Mukendi, par exemple, le Congo est trop gangrene par la corruption pour envisager son decollage economique par des filieres gouvernementales. Statuant sur l’urgence pour combattre la pauvrete et les inegalites sociales, Mme Mukendi a preconise la cooperation par la voie des Organisations Non Gouvernementales (ONG) reellement issues de la societe civile, ayant des ancrages internationaux averes et mobilisees par les memes valeurs que la diaspora. Quant a Adolphe-Matthieu Ngalamulume Tshilumbayi, ce sont les infrastructures qui constituent la clef de developpement d’un vaste pays tel que le Congo. Et parmi ces infrastructures, il a donne sa primaute aux voies et moyens de communication ; au transport notamment, en s’inspirant du projet colonial. Considerant la diaspora comme un acteur a la fois principal et specifique de redressement du pays, Dominique Bafwa Ngeleka s’est appuye sur les paroles inspirees de l’hymne national pour rappeler aux Congolais de l’etranger le devoir qui leur incombe en ces moments cruciaux qu’affronte le Congo. Le 30 juin 1960, les Congolais entonnaient fierement : « Nous batirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix … ». Le 12 juillet 2015, la plupart des expatries congolais dans une salle de Luxembourg ont fui la precarite au Congo et laisse les mercenaires etrangers profiter des ressources de leur pays. Trouver l’erreur ! Si Israel est aujourd’hui une puissance economique incontestable, martele M. Ngeleka, il le doit a sa diaspora. Comment la diaspora congolaise peut-elle aussi eviter au Congo de sombrer dans le KO ? S’interroge le chercheur congolais ; avant de conclure : « Pire que de n’avoir pas reussidisait Roosevelt, c’est de n’avoir jamais essaye ! ». 

 

« Combattants » dans la lignee des intellectuels batisseurs du patriotisme constitutionnel

 

D’ordinaire, meme dans une periode hautement critique, les Congolais ont constamment cette tragique faiblesse de se livrer a des divergences sur des broutilles et a pousser parfois la niaiserie a l’extreme. Ainsi, des brouilles de clocher peuvent-elles aller jusqu’aux anathemes, aux facetieuses diabolisations et, finalement, prendre allegrement des tournures inconciliables. AuColloque de Luxembourg, en depit des caracteres explosifs des sujets abordes, malgre la conjoncture de vives turbulences, aux relents de decolonisation, rappelant l’atmosphere chargee de la fin des annees « 50 » du dernier siecle, l’inventaire sur la gouvernance congolaise postcoloniale et la reflexion prospective se sont developpes dans la serenite. Diplome d’universite, fier d’etre juriste et se reclamant du mouvement des « Combattants », Wilkens Alhongo a tenu a ce que ce courant du patriotisme soit reconnu comme tel et relie a la lignee des intellectuels batisseurs du patriotisme constitutionnel (Jurgen Habermas) dont le Congo a forcement besoin pour sa survie, sa prosperite et son expansion.

 

Chance eloko pamba !

 

Maitrisant a la perfection les peripeties jalonnant l’histoire du Congo depuis sa creation jusqu’a ce jour, Anicet Mobe a enthousiasme l’assistance en tracant l’analogie entre les aspirations a la decolonisation des annees « 1950 » et les ardeurs actuelles en quete de « liberation ». Preconisant que la diaspora se soucie de rehabiliter certaines images fortes de la lutte patriotique d’autrefois, il a invite la CCE a commemorer dans le questionnement et la meditation les 60 ans du manifeste « Conscience africaine » et du contre-manifeste de l’ABAKO pour mettre en exergue, en 2016, les roles constructifs joues par les intellectuels dans l’histoire de liberation du Congo. L’occasion faisant le larron, les circonstances offriront l’opportunite de mettre egalement en relief les errements des universitaires fossoyeurs qui, du College des Commissaires generaux, 19 septembre 1960, a ce jour s’illustrent, a l’instar d’Evariste Boshab, en affligeants thuriferaires de tout despote, pourvu qu’ils y trouvent leur compte, et s’accordent avec les coryphees de l’imposture, tel que Lambert Mende, pour jouer allegrement a grand spectacle au quotidien le melodrame du patriotisme. Reveler comment, maupiteux et etourdis, ils deploient autant de zele flagorneur en faveur de l’imposteur que la fougue policiere a l’encontre de leurs compatriotes resistants. « Chance eloko pamba ! »

 

Priorite a une plainte pour crime contre l’humanite a l’encontre du Congo-Brazzaville !

 

Recusant au detour d’une brillante demonstration la non-urgence de la decentralisation territoriale en RDC, M. Mboyo interpelle la Convention des Congolais de l’Etranger, CCE en sigle, et l’invite a s’appesantir sur l’explosion des violences dont la communaute congolaise est victime dans bon nombre des pays africains, en Afrique du Sud et chez les voisins directs notamment. Estimant, a l’instar et a la lumiere du rapport d’Amnesty international, que le phenomene a atteint, au Congo-Brazzaville, les proportions de crimes contre l’humanite, M. Mboyo demande a la structure faitiere de la diaspora congolaise de constituer un dossier d’accusation et d’engager un avocat pour instruire une plainte, avec constitution de partie civile, aupres d’un tribunal a competence universelle afin que la justice se saisisse du delit, certes, mais aussi et surtout pour enrayer au plus vite ces pogroms anachroniques et d’ailleurs. D’ores et deja, M. Mboyo a promis son expertise a une eventuelle commission chargee de suivre ce dossier et s’est dit pret a en faire partie en cas de besoin. Se sentant legitime, en tant que societe civile, pour representer et defendre les interets des Congolais de l’etranger, surtout lorsque l’Etat congolais affiche ses defaillances ou ses mepris, la CCE a deja repondu favorablement a cette interpellation et a affirme sa determination a aller le plus loin possible avec ce dossier. En fait, par societe civile, la CCE entend ce qui reste d’une societe lorsque l’Etat se desengage. Et pour la diaspora congolaise, le phenomene est plus que recurrent.

 

 

Lwakale Mubengay Bafwa

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DES AVERTISSEMENTS À RESPECTER

juillet 6th, 2015

DES AVERTISSEMENTS QU’IL FAUDRA RESPECTER

DÉCHETS SUR SOL

TEMPS DE DÉCOMPOSITION

Temps de composition de quelques déchets au contact avec le sol

FAIRE ET REFAIRE MON AGENDA 21 LOCAL POUR TOUS

juillet 6th, 2015

DES AVERTISSEMENTS QU’IL FAUDRA RESPECTER

DÉCHETS SUR SOL

TEMPS DE DÉCOMPOSITION

Temps de composition de quelques déchets au contact avec le sol

Voici un exemple à suivre :  http://www.st-etienne-montluc.net/agenda-21-local/du-developpement-durable-a-l-agenda-21-local-_R_203_349_.htm

Accueil > Agenda 21 local

Du développement durable à l’Agenda 21 local

 

Du développement durable à l’Agenda 21 local
 

Les êtres humains sont au centre des
préoccupations du développement durable.
Ils ont droit à une vie saine et productive
en harmonie avec la nature.”  
               

Article 1er de la déclaration de Rio en 1992
 

Le développement durable, qu’est-ce que c’est ?
Chaque être vivant interagit avec son milieu. L’être humain est arrivé tard dans l’histoire de la Terre, et pourtant depuis le XIXème siècle tout s’est accéléré. Notre modèle de développement est venu répondre à certains besoins, mais il pose aussi de nouveaux problèmes. Chacun connaît les constats, les enjeux économiques, sociaux et environnementaux.
Le développement durable est un modèle de développement qui ne se limite pas au court terme et qui prend en considération les réalités du monde actuel. L’empreinte écologique mondiale met en relief une gestion non durable des ressources naturelles par l’être humain.
Dans le développement durable il y a ces considérations globales, et puis il y a aussi l’envie d’agir localement. Agir pour améliorer continuellement les choses, à notre échelle. Enfin, comme on pouvait déjà le lire en 1987 dans unrapport de l’ONU, c’est aussi « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
 
Et l’Agenda 21 local ?
Signifiant ce qu’il faut faire localement pour le XXIème siècle, l’agenda 21 local est un outil et un cadre officialisé au Sommet de la Terre, au siècle dernier, en 1992. C’est un acte volontariste formalisé en un programme d’actions concrètes décidées par et pour la collectivité locale. Chacun est concerné. “

Et pour plus d’informations :
http://www.developpement-durable.gouv.fr
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
http://www.agenda21france.org

 

Les retombées du Réchauffement planétaire sur les êtres vivants : cas de l’Afrique Subsaharienne .(troisième partie)

juillet 6th, 2015

1. Le fleuve Congo

     

CUCAFE tient à remercier différents artistes qui se sont donnés corps et âme pour exhiber des chansons sur « le fleuve Congo » entre autres, le film illustrant librement la chanson Météore :Météore : Fleuve Congo.mov – YouTube

; ainsi que les paroles fleuve Congo de Valérie LAGRANGE : Paroles Fleuve Congo Valérie Lagrange lyrics

Le Congo est un fleuve d’Afrique équatoriale, qui doit son nom au pays (aujourd’hui divisé en deux Etats, la République du Congo et la République Démocratique du Congo . Avec ses 4700 km de longueur, le fleuve Congo est le deuxième plus long fleuve d’Afrique après le Nil . Selon http://www.larousse.fr/encyclopedie/riviere-lac/le_Congo/114373

«Le Congo  Fleuve d’Afrique centrale, né sur le plateau du Katanga, qui se jette dans l’Atlantique ; 4 700 km de longueur (bassin de 3 800 000 km2).Cinquième fleuve du monde et deuxième fleuve du continent africain par sa longueur, le Congo draine, grâce à un réseau très important d’affluents. Un bassin qui vient immédiatement après celui de l’Amazone … ».Quant au rôle économique, il souligne que : « Pour les populations riveraines, eaux courantes et lacs constituent une réserve de poissons utilisée quotidiennement ; de plus, des milliers de pêcheurs temporaires font une campagne annuelle, dont les produits sont commercialisés dans les villes. Le réseau fluvial représente enfin un formidable potentiel hydroélectrique, à peine équipé encore, et qui pourrait être un des facteurs de base d’une industrialisation à grande échelle. ».

À noter sur la littérature et la chanson sur les deux rives du Fleuve Congo, dans le site :

http://www.nerrati.net/afrique-dossier/index.php?option=com_content&view=article&id=887:litterature-et-chanson-sur-les-deux-rives-du-fleuve-congo

« On ne peut pas aborder ces deux entités culturelles sans faire allusion aux deux capitales les plus rapprochées du monde : Brazzaville et Kinshasa dont les pays vivent une même culture fondée essentiellement sur quelques langues communes telles que le lingala et le kikongo et le français bien sûr, hérité de la France et l’autre de la Belgique. Et il faut aussi rappeler que ces deux pays ont connu leur indépendance à la même année : le 30 juin 1960 pour la RDC et le 15 août de la même année pour le Congo-Brazzaville. Pour montrer que les deux Congo constituent du point de vue culture une même entité, on peut se référer à l’emblématique chanson « Indépendance Cha cha » chantée par l’« orchestre African Jazz » formé des musiciens des deux rives du fleuve. Noël KODIA RAMATA (blog de l’auteur :http://noelkodia.unblog.fr). 

 


Une affiche concernant les deux rives du fleuve Congo. 


La chanson que les linguistes qualifient de littérature orale existe en Afrique avant l’arrivée des Blancs chez nous. L’Africain est né chanteur. Il va même emmener la chanson avec lui au moment de la Traite négrière.

A l’instar de la société française qui se moralise par le biais de ses écrivains et penseurs (le théâtre au XVIIè siècle avec des noms comme Molière et la philosophie des Lumières au XVIIIè avec des penseurs tels Voltaire,RousseauMontesquieu…), au Congo, ce sont les musiciens chanteurs qui vont moraliser la société à travers leurs œuvres, très souvent didactiques. Ici on peut citer des noms célèbres comme FrancoKalléSimaro,EssousPamelo

Mais avec la colonisation, les Congolais apprennent à parler, à lire et à écrire la langue du Blanc. Aussi, une certaine élite va passer de l’oral à l’écrit en publiant des livres.

Avec la colonisation, la langue française devient obligatoire dans le deux Congo (Congo-Belge et Congo-Français). Les Congolais, par le biais de l’école coloniale commencent à écrire en français et produisent des œuvres littéraires. Avant même les indépendances, deux noms se remarquent sur les deux rives du fleuve ;Lomani Tshibamba avec son roman « Ngando au Congo-Belge » et Jean Malonga de l’autre côté qui publie « Cœur d’Aryenne » et « La légende de Mpfumu ma Mazono » quelque temps après. Ces deux écrivains peuvent être considérés comme les pionniers de la littérature francophones sur les deux rives du fleuve. Et cette littérature  sera plus tard consolidée par  des noms célèbres : Valentin Mundimbé, Pius Ngandu Kashama,Mukala Kadima pour la RDC et Tchicaya U Tam’SiGuy MengaSony Labou Tansi pour le Congo Brazzaville.

Des indépendances à nos jours, les littératures orale (la chanson) et écrite (le roman, le théâtre et la poésie) se fondent principalement sur le socioculturel des Congolais sans oublier quelques aspects politiques. Les musiciens chantent aussi les héros qui ont lutté contre la colonisation. Franco et Franklin Boukaka ont chanté « LumumbaSimon KimbangouAndré Matsoua ». Mais compte tenu de l’évolution de la société au contact avec la colonisation et la néocolonisation, les thématiques seront plus révélatrices selon que nous sommes chez les musiciens ou chez les écrivains.

Les musiciens chantent la politique pour glorifier les dirigeants même si ces derniers se comportent en dictateurs comme Mobutu au Zaïre. Ils sont en général derrière l’argent des hommes politiques. Mais la thématique principale des musiciens congolais se fonde principalement sur le triptyque « homme-femme-argent » avec tous les sentiments qu’il provoque (« amour, jalousie, infidélité, déception sentimentale… »). Et dans ce domaine, on peut citer FrancoSimaro-LutumbaEssous et Pamelo pour ne citer que ces quelques noms comme étant des grands moralisateurs des sociétés des deux rives.

Les écrivains, quant à eux, se comportent comme la majorité de leurs confrères de l’époque. Ils écrivent aussi sur les « soleils des indépendances » Ils s’intéressent beaucoup à la politique. Romans anticoloniaux, romans fustigeant les dictateurs africains sont des ouvrages qui caractérisent la littérature congolaise des deux rives du fleuve. Et sur ce point, on peut se référer aux œuvres de MundimbéNgandu KashamaMukala Kadima,Sony Labou TansiEmmanuel DongalaAlain Mabanckou… Dans son roman « Johny Chien méchant »,Dongala nous fait revivre la guerre civile du Congo Brazzaville ; Mukala  Kadima dans son ouvrage intitulé « La Chorale des mouches » décrit la chute politique de Mobutu au Zaïre.

On peut aussi remarquer que, des indépendances à nos jours,  la littérature et la chanson congolaises ont été influencées par les écrivains et artistes de l’Afrique de l’ouest dans le domaine culturel.

L’engagement politique au niveau de la littérature en Afrique centrale commence avec les œuvres de Mongo Béti qui s’attaque au colonialisme ayant pour support l’église catholique. Et ces romans tels « Ville cruelle » et « Le pauvre Christ » de Bomba peuvent être considérés comme des classiques dans la littérature engagée et engageante des années qui précèdent les indépendances. Aussi, cette lutte anticoloniale sera suivie plus tard par Kourouma avec ses fameux « Soleils des indépendances » qui essaient de revaloriser les coutumes et traditions africaines. Au niveau de l’engagement dans le domaine de l’écriture, l’Afrique a donné des grands noms comme KouroumaMongo BétiFerdinand OyonoSony Labou Tansi qui vont ridiculiser les pouvoirs néocoloniaux et dictatoriaux de leur pays. Malheureusement cet élan engagé et engageant en littérature ne fait pas écho à la chanson en Afrique centrale. Patriotique et moralisatrice au début des indépendances, la chanson en Afrique centrale devient plus mondaine que politique. Ici, c’est plutôt l’Afrique de l’Ouest qui associe littérature et chanson pour fustiger les pouvoirs politiques malades. Il faut rappeler que, depuis les indépendances, la chanson africaine a été aussi une arme dans le réveil des consciences. Elle a mis en relief les souffrances endurées pendant la colonisation et les dictatures qui se sont forgées sur le continent après les indépendances. Certains musiciens et écrivains se sont même expatriés de leur pays pour avoir braver des présidents dictateurs.

Mais entre les musiciens de l’Afrique centrale et ceux de l’Afrique de l’Ouest, semble se creuser un fossé dans la conscientisation politique des larges masses populaires. Si dans l’histoire musicale des deux rives du Congo,Joseph Kabasélé a chanté « Indépendance Cha cha » et Franklin Boukaka « la Révolution congolaise» ainsi que les héros du continent dans les années 70, on remarque quelque temps après un vide dans la lutte politique, vide gagné par les danses tels le soukous, et le ndombolo. Des danses et chansons qui font l’apologie de la femme et même du sexe comme chez le célèbre musicien de la rive gauche du fleuve, j’ai cité Koffi Olomidé. A ce propos, on peut lire dans la presse congolaise  (magazine « Africa Info »), je cite : « Il est devenu un mode au Congo et surtout à Kinshasa auprès des artistes musiciens célèbres de chanter des bêtises, de vanter des exploits des actes sexuels et de mettre les supports discographiques à la portée des familles et des enfants » [1]. Mais pendant que l’Afrique centrale danse et ne « s’occupe plus de la politique », les artistes musiciens de l’Afrique de l’ouest font danser en conscientisant politiquement leurs peuples. On peut remarquer la puissance des messages des artistes ivoiriens tels Alpha BlondyMéwé et Tiken Jah Fakoly, des messages qui interpellent les hommes politiques et les larges masses populaires du continent. Alpha Blondy a chanté les journalistes en danger et Tiken Jah Fakoly, en chantant « Mon pays va mal » réveille la conscience de la jeunesse ivoirienne en situation de guerre. Et la jeunesse de toute l’Afrique pourrait transformer « Mon pays va mal » en « Mon continent va mal ».

On peut dire que de l’indépendance à nos jours, le travail des écrivains et artistes musiciens congolais et africains est plus que nécessaire pour une véritable indépendance du continent. Ils doivent revaloriser leur culture et immortaliser leurs héros nationaux qui ont eu à sacrifier leur vie pour la libération du continent. »

1.1 L’eau

Dans :http://academie-eau.org/fr/eau_arts_et_civilisations-85.html

Gaston Bachelard dans « L’eau est le miroir de notre avenir » , il énonce dans son chapitre 1er sur l’eau, la culture et les civilisations. Et au 3ème chapitre met l’accent sur les fontaines et l’urbanisation. Le déclin des civilisations est inévitable, car la crise économique mondiale nous fait prendre conscience que nos civilisations deviennent de plus en plus fragiles et tendent à une disparition.

1.2 La révolution industrielle

En référence à ce CAP : http://www.cap-concours.fr/administratif/culture-disciplinaire/reviser/la-revolution-industrielle-la-source-d-un-changement-de-civilisation-m_his_15

Une question est posée, celle à savoir si la révolution industrielle est source de changement des civilisations.

2 La problématique de l’eau en RDC






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