Club Unesco du Centre d’Action Femme et Enfant/ONG

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Les retombées du Réchauffement planétaire sur les êtres vivants : cas de l’Afrique Subsaharienne . Suite 3ème partie

août 3rd, 2015

En ce qui concerne la problématique de l’eau en RDC, il serait opportun de sensibiliser l’opinion tant national, régional et international sur un article trés sensible du Professeur Sinaseli Tshibwabwa logé sur le site  http://desc-wondo.org/afrique-centrale-le-flou-dans-le-dossier-de-transfert-des-eaux-du-bassin-du-congo-au-lac-tchad-prof-sinaseli-tshibwabwa

dans son article sur le transfert des eaux du Bassin du Congo dans le Lac Tchad.

En mettant l’accent sur les suggestions ainsi que  la conclusion de cet article :  nous citons :

Nos suggestions

En ce qui concerne les hypothétiques avantages de ce projet, nous reprenons ci-dessous les suggestions, revues et complétées, que nous avions publiées dans nos précédentes analyses.

a) – En ce qui la création d’une vaste zone pour une agriculture intensive par irrigation le long du futur canal :

Notre suggestion : Le potentiel d’irrigation de la R.D. Congo estimé à 4 à 7 millions d’hectares est quasi intact. En 1995, les périmètres aménagés pour irrigation ne dépassaient pas 13 500 ha. (AQUASTAT-FAO, 2005). Pourquoi ne peut-on pas utiliser ce potentiel naturel pour développer l’agriculture dans les immenses zones de capture des eaux en R.D. Congo (soit pour le Projet Oubangui ou pour le Projet Transaqua), zones naturellement fertiles et favorables à plusieurs cultures et construire des routes et des voies ferrées pour acheminer la production dans ces pays frappés par la famine ? Un tel investissement a plus de chance d’être un moteur de développement que le transfert massif d’eaux interbassins.

b) – En ce qui concerne le désenclavement de la République du Tchad et de la République Centrafricaine par la navigabilité sur le gigantesque canal :

Notre suggestion : La R.D. Congo devrait plutôt soutenir le projet de construction des autoroutes modernes et des voies ferrées (ayant le même écartement que les chemins de fer dans les autres pays africains) reliant tous les chefs-lieux de provinces et districts congolais et les autres pays africains. Pour le moment, le projet «Corridor 13» (Fig. 4) est principalement localisé à l’extérieur de la R.D. Congo, il ne présente pas un grand intérêt pour les Congolais même si, dans son plan, il est prévu de relier Kinshasa (la capitale de la R.D. Congo) à Brazzaville (lacapitale de la République du Congo) par un pont route-rail sur le fleuve Congo (Cfr. ONU, Commission Économique pour l’Afrique – Bureau Sous-Régional pour l’Afrique Centrale, 2015,-PDCT, 20 p.). 

c)- En ce qui concerne la production de l’hydroélectricité sur le futur canal :

Notre suggestion : Il est hautement souhaitable, selon la logique économique et le bon sens, d’utiliser le potentiel naturel du site d’Inga. Tout africain visionnaire devrait soutenir le financement de la construction du barrage Grand Inga pour fournir de l’hydroélectricité non seulement aux pays riverains du Lac Tchad, mais aussi à toute l’Afrique. En effet, pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)(Cfr. ONU, 2010 – Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement), l’Afrique a besoin de développer une source d’énergie naturelle, propre et renouvelable. La mise en valeur de tout le site d’Inga pourrait y répondre avec moins d’impact socio-environnemental que toutes les autres filières proposées par les opposants à ce projet (Lire notre prochaine analyse sur le Grand Inga).

d)- Un Plan Marshall pour l’Afrique :

Notre suggestion la R.D. Congo étant reconnue, par ses nombreuses potentialités naturelles, comme le pays pouvant servir de locomotive pour le développement de toute l’Afrique, nous plaidons pour un plan Marshall africain qui inonderait ce pays de capitaux afin d’en faire une zone de production énergétique (Cfr. PDCT-AC, 2015) et agricole (véritable grainier pour l’Afrique centrale) et créer les véritables conditions du relèvement du continent noir. Comparés aux énormes potentialités de la R.D. Congo et les réelles possibilités d’un développement de l’Afrique dans un temps relativement court, les mirages du Projet Oubangui (ou du Projet Transaqua) ne soulèvent que scepticisme et méfiance. Un tel plan devrait être soutenu et promu pour trois raisons majeures :

1o– Par son uranium, la R.D. Congo avait largement contribué à mettre fin à la deuxième guerre mondiale, sauvant ainsi des milliers de vies ; les nations modernes ont donc une dette morale envers ce pays ;

2o– par les pointes d’ivoire d’éléphants de sa savane, la R.D. Congo avait permis la production des meilleures touches de pianos dans le monde, permettant ainsi le développement de la musique dont les bienfaits sur le plan physique, intellectuel, culturel, affectif et personnel ne sont plus à démontrer ;

3o– par son cuivre, son or et son coltan (et au nom de 7 millions de morts et de viols systématiques des femmes, victimes d’une guerre injuste imposée à ce pays par ses voisins de l’Est avec le soutien de certains pays occidentaux), la R.D. Congo continue de soutenir le grand développement de la haute technologie (téléphone intelligent, ordinateurs portables et tablettes, instruments modernes de télécommunication et de l’industrie spatiale ; etc.).

Conclusion

En plus des institutions fortes, l’Afrique a besoin de classes politiques et d’élites visionnaires. À la lumière de la gouvernance chaotique observée presque dans tous les pays d’Afrique, les classes politiques et leurs élites semblent manquer de vision de leurs territoires respectifs. Cette absence de vision les amène à gouverner par essai-erreur, sans projet de société, à initier ou accepter des projets dont les véritables objectifs sont souvent mal définis ou cachés. C’est le cas du Projet Oubangui consistant à transférer les eaux de la rivière Oubangui (Bassin du fleuve Congo) au Lac Tchad. Il a été démontré que ce projet aura des conséquences néfastes sur l’environnement, sur la biodiversité et sur les populations. Ignorant ces études, et sans consulter leurs populations respectives et leurs propres experts, les classes politiques des pays concernés se sont laissé séduire et assommer par des prétendus avantages du canal pharaonesque martelés à chaque rencontre internationale avec les initiateurs du projet. Ces classes politiques ne s’interrogent même pas sur le silence (coupable ?) des organismes et institutions de recherche scientifique des pays occidentaux œuvrant dans le domaine de l’environnement et de la biodiversité qui, dans d’autres circonstances, se seraient mis debout pour dénoncer la jonction de deux régions zoo- et phytogéographiques très différentes.

Si l’assèchement de ce lac est dû aux émissions d’aérosols sulfatés par des entreprises des pays de l’hémisphère Nord (Hwang, Frierson et Kang, 2013), ces pays devraient, selon le principe de «pollueur-payeur», renflouer en eau le Lac Tchad en dessalant l’eau de l’Océan Atlantique au large du port maritime de Douala au Cameroun, un des pays riverains du Lac Tchad, pour l’y acheminer par pipeline. Les technologies existent et sont suffisamment rodées et maîtrisées aujourd’hui.

Plutôt que de lorgner aux eaux de l’Oubangui (Bassin du Fleuve Congo), les pays de la CBLT devraient promouvoir la solidarité entre eux : le Niger, le Nigéria et le Cameroun, tous riverains directs du Lac Tchad et ayant plusieurs cours d’eaux devraient projeter, à moindre coût économique et technique, un transfert partiel de leurs eaux vers le Lac Tchad.”

En tant qu’Organisation accréditée à la convention de la lutte contre la désertification , de tout temps, le désert a signifié dans l’esprit de l’homme comme étant : la sécheresse absolue, l’absence de la vie, le calvaire de la fournaise.On associe trés naturellement désert et manque d’eau, bien que celle-ci ne manque jamais totalement dans aucun désert du monde.On peut donner du désert une définition fondée sur le critère des précipitations atmosphériques.

Un désert est une zone où il tombe moins de 25 cm de pluie ou de neige par an. Actuellement, les conditions qui règnent sur  plus de 14% de la surface du globe terrestre correspondent à cette définition. L’on distingue premièrement , les déserts froids (dans les régions polaires , continent Antarctique, océan Arctique gélé et les grands glaciers des montagnes) ; deuxièmement les régions classiquement considérés comme des déserts ( exemple le Sahara, le désert de Gobi, en Asie centrale) et enfin une critère qui fait intervenir la plus ou moins gande rareté des êtres vivants et qui est alors le plus significatif ce sont les zones arides caractérisées par une sécheresse provisoire ou permanente qui met souvent en danger la vie des plantes, des animaux et des populations humaines. Dans les zones arides et semi-arides, les équilibres écologiques y sont fragiles provoquant une dégradation catastrophique des ressources naturelles.

Les déserts ont chacun une histoire plus ou moins longue et, pour la reconstituer les scientifiques utilisent diverses méthodes permettant de mieux connaître les causes aynt provoquées l’apparition, l’extension ou la régression de ces zones arides.Considérée à l’échelle mondiale ou au plan local, l’histoire des déserts est étroitement lié à celle des climats.

3. La raison d’un débât international

Parmi plusieurs projets élaborés, les uns revèlent de la science -fiction, les autres n’envisagent pas du tout les effets que pourraient avoir leur mise en oeuvre sur les animaux, les plantes et les hommes.

On a par exemple évoqué la possibilité d’inonder de vastes dépressions pour créer un trés grand lac au centre du Sahara. On peut s’inquièter des conséquences qu’elles pourraient avoir en accélérant des phénomènes de dégradations à un rythme lent. 

La tragédie du Sahel, la prévision de nouvelles modifications climatiques allant dans le sens d’une plus grande aridité, la pression démographique croissante et  l’augmentation de la quantité de gaz à effet de serre sont quelque uns des données de problème qu’il faudra résoudre à la COP21 à Paris.

 

 









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